Se lancer dans la création d’entreprise, c’est souvent une aventure enthousiasmante… mais aussi une période durant laquelle chaque euro compte. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe en France un véritable arsenal d’aides pour vous soutenir dès le départ. Charges allégées, prêts à taux zéro, capital chômage, accompagnement régional : autant de leviers que nous vous encourageons vivement à explorer avant même d’ouvrir votre entreprise. Encore faut-il savoir où chercher, et surtout ne pas passer à côté des changements importants entrés en vigueur en 2026.
Voici un tour d’horizon des principaux dispositifs à connaître.
L’ACRE : moins de charges sociales pendant vos premiers mois
L'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) est probablement la mesure la plus connue des créateurs d’entreprise. Son principe est simple : pendant les 12 premiers mois d’activité, vous bénéficiez d’une réduction de vos cotisations sociales — c’est-à-dire les charges que vous payez pour votre protection sociale (maladie, retraite, etc.).
Concrètement, le taux de vos cotisations est réduit de 50 % par rapport au taux habituel. Pour une micro-entreprise créée à partir du 1er juillet 2026, cette réduction sera ramenée à 25 %, suite à la réforme introduite par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Ce qui change en 2026 : attention, l’ACRE n’est plus automatique
C’est un point essentiel à retenir. Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE n’est plus accordée automatiquement à tous les créateurs. Elle est désormais réservée à certains profils bien précis :
- Les demandeurs d’emploi non indemnisés, inscrits à France Travail depuis au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois
- Les bénéficiaires du RSA ou de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)
- Les jeunes de moins de 26 ans
- Les personnes de moins de 30 ans en situation de handicap ou ne remplissant pas les conditions pour percevoir le chômage
- Les salariés reprenant une entreprise en difficulté (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire)
- Les porteurs d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE)
Si vous ne faites pas partie de ces catégories, vous ne pourrez malheureusement pas bénéficier de l’ACRE. Et si vous y êtes éligible, vous devez en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant votre immatriculation — sans quoi l’aide ne vous sera pas accordée.
L’ARCE : transformer ses allocations chômage en capital
Si vous étiez salarié avant de vous lancer et que vous percevez des allocations chômage (ARE), l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) peut être une option très intéressante. Elle vous permet de recevoir 60 % de vos droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois (au démarrage puis 6 mois après).
Attention, l’ARCE et l’ACRE sont deux dispositifs distincts. L’ARCE est versée par France Travail (anciennement Pôle emploi) et concerne uniquement les demandeurs d’emploi indemnisés qui créent ou reprennent une entreprise. C’est un vrai coup de pouce pour constituer une trésorerie de départ, mais il faut bien peser les avantages et inconvénients : vous percevez moins d’argent au total, mais d’un coup, ce qui peut vous donner une vraie liberté d’action au lancement.
Le prêt d’honneur : un coup de pouce sans intérêts et sans garantie
Le prêt d’honneur est un dispositif souvent méconnu, mais redoutablement efficace. Il s’agit d’un prêt à taux zéro, accordé à titre personnel, sans demande de garantie (pas besoin de mettre en gage votre appartement ou vos économies). Il est octroyé par des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre, avec le soutien de Bpifrance.
Son montant varie généralement de 1 000 à 80 000 € selon votre projet, sur une durée de 1 à 7 ans, avec la possibilité d’un différé de remboursement allant jusqu’à 18 mois.
Son atout majeur : l’effet de levier. Pour chaque euro accordé en prêt d’honneur, les banques accordent en moyenne entre 9 et 13 euros de financement complémentaire. Autrement dit, il crédibilise votre dossier et facilite grandement l’accès au crédit bancaire classique.
Ce prêt s’accompagne généralement d’un suivi par un mentor ou un expert, ce qui constitue une aide précieuse au-delà du simple aspect financier.
Les aides régionales : pensez à votre territoire
L’échelon régional est souvent sous-estimé par les créateurs d’entreprise, alors qu’il regorge de dispositifs intéressants. Depuis la suppression du dispositif national NACRE en 2017, chaque région a développé ses propres programmes d’accompagnement à la création d’entreprise.
En Île-de-France, région dont dépend notre secteur de Buchelay / Mantes-la-Jolie, il existe ainsi plusieurs dispositifs de soutien aux porteurs de projet, qu’il s’agisse d’accompagnement à la structuration du projet, d’aides au financement ou de mise en réseau avec des experts. Nous vous invitons à consulter le site de la Région Île-de-France ou à nous contacter directement pour faire le point sur les dispositifs accessibles selon votre situation.
Les aides de Bpifrance : pour les projets ambitieux
Bpifrance, la banque publique d’investissement, propose également plusieurs dispositifs dédiés à la création d’entreprise, notamment pour les projets à fort potentiel de développement :
- La garantie création : Bpifrance se porte garant à hauteur de 60 % d’un prêt bancaire, ce qui facilite considérablement l’accès au financement.
- Les prêts d’amorçage : pour les jeunes entreprises innovantes qui ont besoin d’un premier financement avant d’être rentables.
- La Bourse French Tech : une subvention destinée aux startups en phase de développement.
Ces dispositifs s’adressent davantage aux projets de grande envergure ou innovants, mais ils méritent d’être étudiés si votre ambition est de développer rapidement votre activité.
Notre conseil : anticipez et faites-vous accompagner
La diversité de ces dispositifs est une vraie chance pour les créateurs d’entreprise. Mais elle peut aussi être source de confusion : conditions d’éligibilité complexes, délais à respecter, formulaires à remplir dans les bons délais… Une demande d’ACRE oubliée ou déposée hors délai, c’est une économie de charges qui s’envole définitivement.
Chez Philippe & Sogeco, nous accompagnons régulièrement des porteurs de projet dès la phase de création. Notre rôle ne se limite pas à tenir votre comptabilité : nous vous aidons aussi à identifier les aides auxquelles vous avez droit, à préparer les dossiers nécessaires et à structurer votre financement de départ de la manière la plus avantageuse possible.
Si vous envisagez de créer votre entreprise en 2026, n’attendez pas d’être immatriculé pour nous contacter. Plus nous intervenons en amont, plus nous pouvons vous aider à partir du bon pied.
